Nostalgie

Publié le par Valeo

Celui qui n’a jamais éprouvé, ne serait-ce, qu’un brin de Nostalgie,
Est comparable à un corps sans âme,
Quelqu’un qui n’a jamais senti battre son cœur pour prendre conscience qu’il vit.
Ô Nostalgie, certain te trouves cruelle. Or, tu es un catalyseur de vie,
Tu nous permets de rester nous-même sans nous trahir.
Quand le souvenir de ce que nous étions viens nous ravir,
Une pensée imbibée de larmes révèle nos mauvais choix,
L’autre teintée de coquinerie et de douceur nous renvoie au meilleur de nous-même.
Il est simplement nécessaire de ne pas s’oublier dans tes bras,
Car à ce moment là, tu deviens cruelle et nous noie dans l’émoi.
L' oubli est parfois aussi important que la mémoire.

Aucunement amoureux de la mélancolie,
Il est, cependant, agréable et vital de s’abandonner aux méandres de l’esprit,
Comprendre ainsi ce qui nous nourrit, forces et faiblesses sans aucun dénie.
Folie! Quelle belle définition de la Nostalgie,
Regret, Chagrin, Repentir pour une meilleure connaissance de soi, l’assurance d’un avenir plus serein.
L’apprentissage de ce que je suis, et en toute modestie, l’apprentissage d’autrui,
Le recul de la cacophonie pour un synchronisme dans l’entendement humain.

Ô Sublime Nostalgie! Tu es une richesse incommensurable,
L’argent, les déviances humaines, la fuite des approches cognitives font de toi un concept abominable.
Je refuse de m’asseoir à cette table,
Un cœur sensible porte moins d’ignominies sur les épaules que, de ce monde, les génies.
Instable, vulnérable pour les notables,
Illuminé, Eclairé pour les avertis,
Ecorché vif, la Nostalgie et tous ses amis restent mes dévoués complices……..

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Publié dans poèmes

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